Rencontre Généalogique de l’antenne de Langogne du CLG48, 6 janvier 2026
L’hiver à Langogne

Nous étions cinq Ginette, Roger, Michel, Philippe et Pierre, à avoir affronté le froid de saison pour nous retrouver au chaud dans l’habituelle salle de la mairie, où nous avons échangé sur divers sujets, avant de déguster quelques canistrelli et de regagner nos pénates.
Actualités généalogiques
-Les recherches des uns et des autres autour de la table (et notamment les récents ouvrages de Philippe qui mène des recherches quotidiennes depuis plusieurs mois) ont permis de repérer d’autres parentèles entre les 5 participants. Le monde est petit !

mesures anciennes 1

mesures anciennes 2
– Nous avons constaté les difficultés à comparer les mesures anciennes (carte, setier, boisseau…), qui, de plus variaient selon les terroirs (Langogne, Luc, Châteauneuf, Pradelles…), avec les actuelles (kg, litre). Un travail de collecte est en cours. Ci-joint, un extrait des Tables de comparaison des anciens poids et mesures du département de la Lozère avec leurs équivalents dans le système métrique, 22 brumaire an X, publiées dans l’Annuaire de la Lozère en 1866 (Ed. Lacour 2012). Le document originel n’a pas été trouvé. L’on note pour le secteur de Langogne, parmi 16 lieux, la correspondance suivante : 1 carte de grains = 59 litres; 1 cartalière = 12 litres, ce qui nous donne 1 carte = 5 cartalières
(référence Charles POREE, 1919).
D’autres tableaux de différents auteurs (ROUSSEL, FAYET, GATTEY, BEST) mentionnent 1 carte Langogne = 3 ou 4 cartalières ! Affaire à suivre.
– Philippe nous indique sur Gallica, le Journal de la Lozère, de JJM IGNON, qui publie régulièrement les prix des grains par hectolitre, entre 1803 et 1863.
– La recherche d’une affaire criminelle à Saint-Flour de Mercoire, au XIXe siècle nous conduit à évoquer l’ouvrage d’Alain LAURANS, archiviste ADL : « Répertoire numérique des sous-séries U (1800-1958), 2012 ».
Recensements Lozériens
Notre collègue Francis C. nous avait informés des premières mises en ligne (à 58%) des recensements lozériens -nominatifs de 1836 à 1975- par les ADL (cf. article de Béatrice MAURY Recensements lozériens en ligne B. Maury). Cette initiative était fort attendue par les généalogistes. Merci à nos collègues archivistes !
Saint Flour de Mercoire
– Ayant tous des ancêtres à Saint-Flour-de-Mercoire, nous avons noté que le village des Huttes – le plus éloigné de Langogne- était noté comme relevant de la paroisse de Langogne dans l’enquête de 1784 sur la gestion des cures (ADL cote G 2093). Pour quelle raison ? En 1790, à la création des communes, Les Huttes sont considérées comme une section de la commune de Langogne. Sur le cadastre napoléonien (1835), Les Huttes sont intégrées au territoire de Saint-Flour.
Lacunes dans les registres BMS et solutions
– Philippe et Michel ont signalé les lacunes des registres BMS de Chasseradès, notamment sur la période antérieure à 1747, sur le site des ADL. Curieusement, des relevés et des copies d’actes de la période 1654-1792 sont disponibles auprès du CGGL (Cercle Généalogique Gard-Lozère), pour ses adhérents. Une explication s’impose, d’agissant de documents publics.
– Plusieurs d’entre nous effectuons des recherches sur Arzenc de Randon où les lacunes des registres BMS sont également nombreuses, fin XVIIe-début XVIIIe. Pour pallier ces manques, le recours au contrôle des actes se révèle donc indispensable : la consultation sur le site des ADL, bureau de Langogne est certes fastidieuse mais permet de trouver contrats de mariage, testaments ou autres précieuses pièces. Nous consacrerons une prochaine séance à la manipulation du contrôle des actes.
-Une autre séance pourrait être réservée à la recherche des propriétaires fonciers, notamment au XIXe siècle, à partir des cadastres napoléoniens, des matrices, des registres d’augmentations, diminutions et divisions des propriétés, des tables de successions et absences..

